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2020-01-21
Insights

5 tendances pour mieux penser sa stratégie de contenu 2020

Notre gestionnaire de campagnes numériques, Justine et notre spécialiste SEM, Bruno, se sont penchés sur les nouvelles tendances en contenu, en influence et en média numérique. Voici ce qu’ils avaient à dire.

1. Recherche vocale: une présence impérative dans les moteurs de recherche

Les spécialistes SEO et SEM étaient presque unanimes lorsqu’ils prédisaient qu’en 2020, plus de 50 % des recherches sur le web se feraient par recherche vocale. 2020 est arrivée et notre spécialiste SEM, Bruno, explique comment mieux scorer dans les moteurs de recherche en prenant en compte la recherche vocale.

« Ce qu’il faut savoir, c’est qu’on ne parle pas de la même façon qu’on écrit. Concrètement, ce que ça veut dire, c’est que les marques gagnent à employer un langage plus près du parlé, car celui-ci leur permettra de mieux se positionner dans les moteurs de recherche. Au-delà du type de langage utilisé, il faut également prendre en considération l’intention derrière la recherche, qui prendra de plus en plus de place dans celle-ci. »

Le langage parlé prend plus de place que celui écrit. Pour donner une idée, Blacklinko dévoilait il y a quelque temps qu’une recherche vocale en anglais compte en moyenne 29 mots. Les marques vont donc devoir miser sur des expressions dites de longue traîne plutôt que de courte traîne (comme l’illustre le graphique ci-dessous).

Source: Agence 90

Conclusion: en adaptant ses stratégies aux requêtes de longue traîne et au langage plus familier, une marque s’assurera que son contenu ressorte mieux de façon organique sur les moteurs de recherche pour aller chercher du trafic qualifié générant plus de conversions sur son site.

2. Commerce social: un parcours consommateur simplifié

La publicité traditionnelle, bien qu’encore omniprésente, vit de moins en moins sans initiative de contenu pour la compléter. Les marques et les experts marketing plus puristes ont dû s’adapter à cette nouvelle façon de communiquer misant sur l’histoire de la marque racontée sur des plateformes qui ne permettaient pas l’achat de produits ou services. Et même si le chemin par lequel passe le consommateur est de plus en plus facile à retracer grâce au numérique, celui entre une vidéo de type éditoriale publiée sur une plateforme sociale et l’achat en ligne ou en magasin n’est pas toujours simple à identifier.

Aujourd’hui, il est maintenant possible d’engager une discussion avec un consommateur et de conclure une vente à même la plateforme sociale. Résultat: le parcours du consommateur se voit simplifié et parfois, peut même se limiter à une ou quelques étapes. L’époque où on devait se tourner vers le site Web du commerçant après avoir vu un produit qui nous intéresse sur une photo publiée par un influenceur est presque révolue. On peut maintenant acheter le produit à même la publication sans même avoir à changer de plateforme.

Le commerce social a non seulement le potentiel de changer notre façon d’acheter, mais également notre façon de communiquer. Imaginez un peu le scénario: s’il devenait possible d’identifier des produits tout en permettant aux internautes de les acheter à même une vidéo qu’ils visionnent, la bannière qu’on plaçait autrefois sur la même page pour inciter à l’achat en redirigeant les gens sur un site externe (souvent le site Web du commerçant) ne serait plus du tout nécessaire. Ou elle occuperait une fonction complètement autre.

« Plusieurs disent que c’est un avantage pour les marques alors que d’autres vont plutôt dire qu’on va se perdre dans un catalogue social numérique sans fin alors que les feeds des utilisateurs d’Instagram deviendront des démonstrations de produits. Quoi qu’il en soit, on peut s’attendre à beaucoup de stratégies innovantes. », mentionne Justine.

3. Diversification des plateformes: une bonne façon de multiplier les points de contact

Les plateformes sur lesquelles une marque peut interagir avec ses consommateurs actuels et potentiels sont de plus en plus nombreuses. Au cours de la dernière année, la venue de TikTok a grandement été médiatisée. Avec ses 800 millions d’utilisateurs actifs mensuellement, la plateforme intéresse de plus en plus les marques.

Les plateformes qu’on connaît déjà, elles, ne cessent d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à leur offre. On n’a qu’à penser à Instagram qui permet à la communauté d’une marque, grâce à Instagram Checkout, d’acheter un produit directement à même une publication ou encore Facebook qui permet maintenant aux marques de créer des publicités impliquant la réalité augmentée.

Au-delà de démocratiser certaines fonctionnalités, les plateformes de libre-service, comme Campsite, vont maintenant jusqu’à faciliter la planification d’une campagne avec de l’achat média de placements sur des médias traditionnels comme l’affichage. Résultat: acheter des espaces publicitaires extérieurs devient aussi facile que de programmer une campagne Facebook.

Source: Campsite

« N’importe quel annonceur, en quelques heures et sans énorme budget, peut maintenant lancer une campagne d’affichage numérique sur un réseau d’emplacements publicitaires pancanadien. », explique Justine.

4. Créateurs de contenu: de plus en plus d'outils pour faciliter les collaborations

Le lien entre les créateurs de contenu, les marques et les consommateurs est de plus en plus étroit et surtout, de moins en moins linéaire. Fut un temps où tout partait de la marque, passait par le créateur de contenu pour finalement rejoindre le consommateur. Aujourd’hui, la relation entre les trois est beaucoup moins parfaite et même quand elle l’est, elle fait parfois le chemin inverse avec comme point de départ, le consommateur.

C’est aussi vrai du côté de la rémunération du travail des créateurs de contenu: la marque n’est plus toujours celle qui finance leur travail, et dans plusieurs cas, c’est le consommateur qui le fait. Les youtubeurs et les podcasteurs utilisent d’ailleurs couramment Patreon, un service grâce auquel il devient possible pour eux d’être payés par leur communauté.

D’autres plateformes sociales ont ajouté à leur offre des services similaires: Facebook a lancé au cours de la dernière année plusieurs initiatives visant à aider les créateurs à être rémunérés grâce à leur contenu, que ce soit via la distribution de publicités dans leurs vidéos (comme le fait YouTube), via des abonnements spéciaux pour les fans, ou encore grâce aux plus traditionnelles collaborations avec des marques.

Facebook a même créé un service de gestion de monétisation du contenu entièrement dédié aux joueurs (gamers) en ligne, ce qui vient concurrencer la populaire plateforme Twitch. Selon Justine, la multiplication des modèles de rémunération des créateurs de contenu est une très bonne nouvelle pour l’industrie.

« Tous ces nouveaux outils viennent baliser la relation entre les marques et les créateurs de contenu et nous permettent d’aller chercher encore plus de statistiques sur les différentes audiences des créateurs de contenu. Qui dit une meilleure connaissance des audiences, dit une relation plus naturelle entre les marques et les créateurs. »

Dans certains cas, les consommateurs sont impliqués à même le processus de conception d’une marque. Du génie.

5. Le marketing d'influence: de retour aux sources

L’ADN d’une marque doit impérativement être respecté dans chacune de ses collaborations, autrement, c’est son image qui pourrait en prendre un coup. Les stratégies d’influence ont d’abord été pensées comme des stratégies média: les marques approchaient et travaillaient avec plusieurs influenceurs pour qu’ils parlent de leurs produits. Mais comme dans toute chose, plus une personne véhicule de messages, moins chacun des messages a de poids. C’est encore plus vrai lorsque certains messages sont contradictoires, qu’ils soient financés par une marque...ou pas.

Ce n’est pas pour rien que les micro-influenceurs sont aujourd’hui beaucoup plus influents: ils sont plus nichés et spécialisés dans un secteur alors que plusieurs des influenceurs avec des millions d’abonnés sont sollicités par tellement de marques de secteurs d’activités distincts que rares sont ceux qui sont capables de s’en tenir à leur créneau de base.

Le modèle d’influenceurs que l’on connaît depuis quelques années est, sans surprise, appelé à se rapprocher de celui de porte-parole ou d’ambassadeur de marque. Plutôt que de penser son marketing d’influence à chacune de ses offensives, les marques devront remonter cette réflexion et l’intégrer à leur stratégie globale annuelle afin de s’assurer que celle-ci se tienne. Après tout, le risque réputationnel d’une association avec une personnalité connue demeure presque le même qu’il s’agisse d’une initiative isolée ou d’une association plus importante. Vaut mieux devoir se poser les bonnes questions à propos de moins de gens que trop de gens.

La question la plus simple à se poser demeure: est-ce que cette personne aurait pu parler de ma marque sans que j’aie à la payer?

Souvenez-vous que si la réponse est non, c’est que ce n’est pas la personne qu’il vous faut.

Vous avez des questions sur ce que vous venez de lire? Écrivez-nous pour qu’on en discute!

À propos de

Titulaire d’un baccalauréat en Administration des affaires spécialisé en marketing, Bruno est avant tout un spécialiste de la performance numérique.

À propos de

Créative et sensible, Catherine a étudié la mode et la littérature avant d'obtenir son baccalauréat et sa maîtrise en communication marketing de l'Université de Sherbrooke pour en faire carrière.

À propos de

Diplômée d’un baccalauréat en communication marketing de l’UQAM et d’un microprogramme de 2e cycle en expérience utilisateur de HEC, Justine a fait ses premières armes dans le domaine du tourisme avant de se diriger en agence.