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2019-03-04
Collaborations

Le courage de réaliser ses rêves: Jessika Dufour

Chez Republik, nous croyons que tout changement commence par une bonne dose de courage; le courage de rêver pour nous-mêmes et pour les autres.

Dans cette série de contenu, nous vous présentons d’anciens collègues de travail qui représentent, depuis leurs premiers jours, l’essence même de l’agence, car ils incarnent intrinsèquement nos valeurs.

Ils ont su faire preuve de courage pour poursuivre leur quête personnelle ou professionnelle, et continuent à nous inspirer après leur départ.

Ceci est un hommage.

UNE PETITE FEMME AUX GRANDES AMBITIONS

Mon premier contact avec Jessika fut probablement semblable à celui de chaque personne l’ayant déjà rencontrée: marquant. Ses fous rires soudains sont contagieux, ses histoires invraisemblables frappent votre imaginaire, mais par-dessus tout, elle s’intéresse honnêtement à vous! C’est bête, mais, peu importe l’endroit, la raison et la durée de votre rencontre avec Jess, elle fera toujours preuve d’un altruisme (plutôt rarissime de nos jours) et ça, que vous le vouliez ou non, ça vous marque.

Jess fut de passage chez Republik de mai 2016 à sept 2017 et étant moi-même photographe pigiste pour l’agence à cette époque, j’ai eu la chance de travailler avec elle sur plusieurs productions. Son titre officiel était éditrice de contenu, mais elle faisait également de la gestion de projet, de la conception et s’occupait des relations avec les influenceurs, compte tenu du petit effectif de Republik dans ce temps-là. Mais, ne l’ayant pas vraiment vue depuis son départ de l’agence, j’avais hâte de la voir apparaître sur mon écran d’ordinateur. Alors que la vidéoconférence débutait, nous voici l’un face à l’autre pour la première fois après presque deux ans:

Manny: Jess! Je suis content de te voir! T’es où là?

Jess: À Toronto Beach! (rires)

Manny: Qu’est-ce tu fais là-bas?

Jess: J’ai déménagé cet été et j’ai rejoint trois partenaires qui sont en train de bâtir leur premier hôtel, The Annex. C’est intéressant comment j’intègre toujours des projets à une phase embryonnaire, et j’ai l’impression que ça en dit beaucoup sur ma personnalité. J’ai ce besoin de faire partie d’un projet dès les débuts et de comprendre les processus d’évolution pour que ça fasse du sens pour moi. Et ça a été la même chose avec Republik.

Manny: Ah oui? Raconte-moi donc tes débuts chez Republik!

Jess: La première fois que j’ai rencontré Vincent et JP, j’étais à mon compte et je travaillais pour Martin Luc Archambault. J’avais fait savoir aux garçons que j’étais à la recherche d’une nouvelle expérience, un nouveau défi. À l’époque, Vincent et JP venaient tout juste de racheter Republik et par conséquent, en processus de renouvellement, ils avaient décidé de refaire leur offre de service. Qui dit nouvelle vision, dit nouvelle équipe. J’ai donc été officiellement leur première nouvelle employée, et c’est ce qui était intéressant: non seulement ils ont dû croire en moi, mais j’ai aussi dû croire en eux. Je devais sentir que nous n’allions pas rester seulement trois à l’agence, car j’avais de grandes ambitions!

Heureusement pour Jessika, son intuition était bonne. L’équipe allait grandir quelques semaines plus tard avec l’ajout d’Isabelle et de PO. Mais Jessika avait son propre plan. En même temps d’acquérir de nouvelles connaissances en marketing, elle gardait bien en tête son rêve; celui de posséder son propre boutique-hôtel.

Jess: C’est quand on repousse les limites et qu’on sort de sa zone de confort qu’on évolue.

SE RAPPROCHER DE SON RÊVE UN JOUR À LA FOIS

Quelques temps avant de partir de Republik, une opportunité dans l’immobilier s’était présentée à Jessika, et son cerveau tournait à 100 km/h. Elle avait donc à choisir entre: « Rester à l’agence avec ce même questionnement jour après jour » ou « Arrêter de se poser la question et passer à l’action ».

C’est ainsi que Jessika changea d’emploi, se lança dans le monde de l’immobilier, en plus de commencer une nouvelle relation amoureuse. Tout semblait bien aller pour elle. Cependant, un imprévu allait tester le jeune couple; une opportunité d’affaires à Toronto pour Alan, le nouvel amoureux de Jess.

Jess: Je n’aurais probablement jamais pensé déménager à Toronto si ça n’avait pas été pour Alan. Trouver un partenaire de vie et avoir une relation amoureuse saine, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue. J’imagine que j’étais extrêmement curieuse de voir où cette aventure allait nous mener. Alors oui, j’ai déménagé par amour!

Et la décision fut difficile à prendre, car Jessika devait considérer les intérêts d’une autre personne avant les siens, chose qu’elle n’avait jamais osé faire auparavant, encore moins au début d’une relation.

Jess: C’était une belle occasion pour me poser les bonnes questions. Déménager dans une autre ville, c’est une opportunité que l’on se donne de recommencer à 0. Effrayante certes, mais tellement enrichissante. J’aurais pu retourner en agence ou dans le monde de l’immobilier, mais j’ai préféré me donner une chance d’essayer quelque chose de nouveau et qui allait totalement dans la direction de mes objectifs à long terme.

Alors que son amoureux était déjà à Toronto, elle préparait son arrivée à distance, tout en travaillant encore à Montréal. Ainsi, lorsqu’elle faisait des allers-retours entre Montréal et Toronto pour aller voir son amoureux, elle en profitait pour faire du démarchage.

Sur le coup, ce serait plutôt facile de se dire qu’elle était bien à Montréal et que les choses allaient dans le bon sens déjà. Mais avec du recul, Jessika est reconnaissante de cette épreuve; c’est ce qui lui a permis de passer du domaine de l'immobilier à l'hôtellerie, une étape de plus la rapprochant de son rêve.

Jess: Je ne sais pas comment cette aventure se déroulera, mais je connais la destination finale: je finirai par avoir mon propre boutique-hôtel. Je ne sais simplement pas par quel moyen pour le moment.

LA CLÉ: S’INTÉRESSER SINCÈREMENT AUX GENS AUTOUR DE SOI

Manny: Est-ce que ça t’a fait peur de déménager dans une ville où tu n’y connaissais pratiquement personne?

Jess: Tu sais, je suis bonne dans plusieurs trucs, mais reste que mon plus grand atout, lorsque j’étais à Montréal, c’était mon réseau de contacts. Arrivée ici, j’étais effrayée. Je me disais que ça m’avait pris 10 ans pour bâtir mon réseau et que ça avait été beaucoup d’énergie et de temps. Alors, c’est sûr que je me demandais comment j’allais réussir à m’en sortir à Toronto. Finalement, ce que je réalise c’est que quand tu possèdes un don, il te suivra toujours, même en déménageant.

Et la voilà déjà, en peu de temps, avec un bon réseau de contacts à Toronto. Son secret?

Jess: Dans la vie, il y a ceux pour qui tout cela est un jeu, une tactique, et ce qui fait la différence, je pense, c’est quand tu t’intéresses aux gens pour de vrai. Ils s’en rendent compte, et c’est à ce moment-là que tu forges des relations plus fortes et plus durables. Tu peux enseigner à quelqu’un le service à la clientèle, mais tu ne peux pas enseigner à quelqu’un comment être un humain intéressé et intéressant.

Et quelles sont ses prochaines étapes avant d’avoir son propre boutique-hôtel? Continuer d'acquérir des connaissances avec son travail actuel en hôtellerie, puis se faire un plan de match plus concret. Elle croit beaucoup en la visualisation et à la pensée positive, c’est pourquoi elle a commencé à faire un moodboard pour son futur boutique-hôtel afin d’attirer les bonnes énergies vers elle.

Jess: Ça m’aide à me concentrer sur le positif et c’est ça qui me garde motivée et qui fait que je me lève chaque matin. Ça aide à comprendre pourquoi je travaille en ce moment dans cet hôtel, parce que travailler en hospitalité, ce n'est pas toujours être avec la jet-set. Ces derniers mois ont définitivement été très formatifs. J'ai pris connaissance de ce que ça représente vraiment d'avoir un hôtel et ce que ça veut dire de fournir un "toit" pour quelques nuits, de créer un canevas pour que les gens y créent leur propre expérience.

Manny: Et pour finir, que penses-tu avoir laissé derrière toi, à l’agence, mais aussi à Montréal?

Jess: J’espère tout simplement que quand on dit mon nom, les gens ont le sourire aux lèvres. J’espère qu’on se souvient d’anecdotes ou de conneries que j’ai pu faire, ou de mauvaises blagues que j’ai pu dire. C’est quelque chose que je réalise maintenant, c’est important d’être capable de rire de soi-même. Au final, j’espère avoir réussi à créer des souvenirs. Parce que de bons souvenirs sont de bonnes histoires à raconter. Il faut garder ses yeux grands ouverts et être curieux.

Je peux te confirmer Jessika, qu’à l’agence, non seulement on a toujours le sourire aux lèvres quand on parle de toi, mais aussi que tu as réussi à nous prouver que quand on se donne les moyens d’accomplir ses rêves, tout est possible.

Garde toujours tes yeux fixés sur ton rêve, parce que j’ai bien hâte d’aller passer une nuit dans ton boutique-hôtel, peu importe où tu auras décidé de le bâtir. Love you x.

Si vous souhaitez lire davantage de contenu inspirant provenant de la série “Act on your Dreams”, allez lire l’article sur Pierre-Olivier.

À propos de

Énergique, motivé, mais avant tout anonyme, Manny est considéré comme l’un des photographes les plus incontournables de Montréal.