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2018-12-13
Impact social

Le courage de réaliser ses rêves: Pierre-Olivier Hivon.

Chez Republik, nous croyons que tout changement commence par une bonne dose de courage; le courage de rêver pour nous-mêmes et pour les autres.

Dans cette série de contenu, nous vous présentons d’anciens collègues de travail qui représentent l’essence même de l’agence depuis leurs premiers jours, car ils incarnent intrinsèquement nos valeurs.

Ils ont su faire preuve de courage pour poursuivre leur quête personnelle ou professionnelle, et continuent à nous inspirer après leur départ.

Ceci est un hommage.

LE VOILIER ORANGE

J’ai côtoyé Pierre-Olivier de l’automne 2016 à l’été 2018 chez Republik. Il était notre directeur artistique, mais comme dans toute bonne startup, il était amené souvent à porter plusieurs chapeaux. Il gérait toute l’équipe de création, étant parfois réalisateur et la majorité du temps designer graphique. En ce qui me concerne, j’ai été amené à travailler sur pratiquement toutes les productions que nous avions durant ces deux années-là. Et je peux vous dire qu’en termes de soucis du détail et d’implication dans un projet, PO n’a jamais été quelqu’un qui faisait les choses à moitié. C’est d’ailleurs quelque chose que j’ai toujours respecté de lui.

Pour cette entrevue, il a été difficile à rejoindre pour la simple et bonne raison qu’il change de lieu chaque semaine, et qu’il n’a pas toujours de connexion internet. C’est que Pierre-Olivier, ainsi que sa copine, Héra, et leur chat, Martin Léon, habitent présentement sur un petit voilier orange, Loréline. (Vous pouvez d’ailleurs suivre leurs aventures sur Facebook.) Bref, après quelques semaines et plusieurs échanges de messages, nous y sommes enfin! Il est là, devant moi, sur mon écran d’ordinateur, dans ce qui semble être un Yacht-Club, arborant une glorieuse moustache que je n’avais jamais vue auparavant.

MANNY: T’es où en ce moment?

PO: En ce moment, je suis à Huntington Harbor, à Long Island, à côté de New York.

MANNY: Et qu’est-ce que tu fais là?

PO: Premièrement, on est ici parce que le bateau a des problèmes de moteur, donc on est en train de s’arranger pour le faire réparer. Mais, la vraie raison pour laquelle je suis à New York, c’est que ça fait maintenant 125 jours que je suis parti en bateau. On a fait beaucoup de route, et on est rendu ici à date.”

MANNY: Qu’est-ce qui t’a intéressé chez Republik lorsque tu as appliqué?

PO: Republik était déjà une petite agence avec de bons clients comme Veuve Clicquot. Je me cherchais une job, après avoir travaillé chez Urbania, et je voulais rester dans l’univers de la création de contenu. Il y avait vraiment un bon fit, et Vince m’a pratiquement offert la job à la fin de l’entrevue. Ça s’est fait vraiment rapidement. On était une petite équipe cozy de quatre; Jess et moi, avec les deux boss Vince et JP.

MANNY: D’où vient cette envie de partir en bateau? Était-elle déjà présente lorsque tu as commencé à travailler chez Republik?

PO:Ça fait longtemps que j’avais ça en tête. En fait, depuis que j’ai commencé à faire du bateau, je savais que j’allais partir un jour. Et ça, c’était clair que ça allait se faire, peu importe ce qui allait arriver. À vrai dire, entre le moment où j’étais avec Urbania et le moment où j’ai été engagé chez Republik, j’avais aussi un projet avec mon ancien bateau. Et si je n’avais pas eu la job chez Republik, je serais parti quand même. Donc ouais, ça m’habite depuis les 11 dernières années, il fallait que je fasse le move un jour et je l’ai fait cette année.

MANNY: Qu’est-ce qui t’a fait passer à l’action?

PO: L’envie. Je pense que ça me démangeait depuis longtemps ce voyage-là, et je ne voulais pas attendre plus longtemps dans ma carrière et dans ma vie amoureuse pour le faire. Peut-être qu’un deux ans de plus à travailler chez Republik ou à être avec ma blonde et ça n’aurait plus été le bon moment pour faire les fous à notre âge. J’ai quand même 30 ans, et on va peut-être vouloir s’asseoir et fonder une famille.”

Pierre Olivier prend le temps de m’expliquer comment, dès le début de sa relation avec Héra, il avait déjà mis au clair son envie de partir en bateau, et comme quoi, par un bel adon, c’était déjà sur la bucket list de sa blonde.

REGARDER EN AVANT

Je me demande maintenant, pourquoi est-ce que dans son cas, c’était important d’avoir non seulement des rêves, mais de les réaliser?

PO: Bah, je sais pas. Parce qu’on a juste une vie à vivre? Et parce que c’est l’fun travailler, et j’aime ça travailler, mais il y a aussi des moments où il faut aller voir le monde. C’est pour être libre de son temps, se sentir accompli et pour aller chercher des connaissances que je ne pourrais pas avoir en restant dans une même ville ou dans un même bureau.

MANNY: Regrettes-tu parfois tes choix de vie?

PO: Non, c’est sûr que si c’était à refaire, il y a des choses que je ferais différemment selon mes apprentissages nouveaux, comme l’histoire du moteur en ce moment. Mais autrement, je ne regrette rien de ce que j’ai fait à date. C’est le plus beau voyage que j’ai fait de ma vie. J’ai fait les étapes dans l’ordre, je n’en ai sauté aucune, alors je suis confiant d’où je suis en ce moment, et je ne changerais pas ma place.”

Il m’explique que la traversée va bien jusqu’à maintenant. Que le premier “problème” qu’il a rencontré est le bris de son moteur après son 120e jour. Il a déjà vu et fait des choses incroyables, vécu des moments vraiment forts où il a senti que la nature était plus puissante que lui, et d’autres où tout était paisible. Il apprend à vivre avec beaucoup de simplicité.

Et lorsqu’il est confronté à un défi de taille, quelle est sa solution? Il me répond simplement “On ne peut pas revenir en arrière. On ne peut que regarder en avant et mettre tous ses efforts à régler le problème pour continuer à avancer.”

NOUS SOMMES QUE DE PASSAGE

Je me rappelle du temps où je travaillais avec PO, il nous ramenait toujours des petits trésors de son patelin, que ce soit du miel, ou du sirop d’érable. Lui qui a grandi loin de la ville, mais proche de la nature est en ce moment 100% dépendant de cette même nature, de ses eaux et de ses vents. Quelle relation entretient-il avec cette dernière?

“PO: C’est sûr qu’on essaie de traiter la nature avec le plus de respect possible; nous, on passe sur l’océan sur le bout des pieds. On ne veut pas laisser de trace, nous ne sommes là que comme des visiteurs. On ne veut que voir à quel point c’est grandiose, et beau. C’est une grande chance qu’on a de la visiter à partir de la mer, de voir les côtes, les rives; de voir comment la nature moule les continents.”

L’AGENCE DES GENS MOTIVÉS

PO était de passage à l’agence, mais il l’a fait grandement avancer. La petite agence de quatre personnes du 2e étage est maintenant devenue l’agence du 7e étage, et compte plus d’une vingtaine d’employés! Nous partageons tous, à différents niveaux, cette volonté de faire avancer les choses, et nous savons qu’il faut travailler fort pour y arriver.

MANNY: Qu’est-ce que tu penses que Republik t’a amené pour te rapprocher de ton rêve?

PO: J’ai appris que de travailler fort, et longtemps, ça amène des résultats. C’est ce que j’ai fait dans les deux cas, autant avec mon projet de bateau qu’à l’agence. Vince et JP n’ont pas peur de foncer et c’est ce que j’ai fait un peu aussi de mon côté avec mon projet de bateau.

MANNY: Parlant des capitaines de notre agence, que faut-il pour être un bon capitaine?

PO: Être un bon capitaine c’est garder son sang-froid, ne pas être stressé, ne pas parler trop fort aux gens, être préparé et débrouillard, mais surtout humble.

MANNY: Et un dernier conseil pour les futurs employés de chez Republik?

PO: Donner tout ce que vous avez. Ça ne servira jamais personne de faire les choses à moitié. Dans la vie, c’est en travaillant fort qu’on est récompensé.

L’entrevue se termine ainsi. Il commence à être tard, mais PO me demande s’il y a encore du monde à l’agence à cette heure-là parce qu’il sait très bien que oui.

Je prends donc le laptop et j’amène PO avec moi dans les bureaux, je lui présente les nouveaux employés et les anciens qu’il a déjà côtoyés. Tout le monde est content d’avoir enfin de ses nouvelles depuis son départ 5 mois auparavant. Et pendant que les gens vivent leurs moments de réunion par vidéoconférence avec PO, une phrase qu’il m’a dite durant l’entrevue résonne encore en moi:

«Le courage c’est de savoir qu’il y a un risque et d’y aller quand même»

PATREON

Pour aider PO, Héra, Léon Martin et Loréline à réparer leur moteur et leur permettre de continuer leur aventure inspirante encore longtemps, vous pouvez contribuer à leur Patreon ici: https://www.patreon.com/levoilierorange

À propos de

Énergique, motivé, mais avant tout anonyme, Manny est considéré comme l’un des photographes les plus incontournables de Montréal.